Quel beau texte. Comme thérapeute moi-même, ça me fait beaucoup réfléchir. Merci pour ça. (L’épisode du début ressemble à de la déréalisation, si jamais.)
Merci Myriam. J'aime beaucoup te lire, entre autres pour le soin que tu mets à examiner ta pratique de thérapeute & les outils que tu partages, alors ça me touche.
Ça fait un moment que j'ai envie de lire Roche papier citalopram, mais là, il le faut! Moi aussi, j'ai vécu ma première dépression en étant adolescente. Ça a définitivement eu un gros impact sur la personne que je suis aujourd'hui, médicamentée depuis plus de dix ans maintenant. Je suis contente de te lire cet après-midi, je réalise que j'ai oublié de prendre ma pilule ce matin...
C'est un petit livre puissant! Ça dédramatise sans minimiser, ce qui est rare je trouve. Je repense souvent à ces moments-là de creux profond à l'adolescence & comme toi, je vois beaucoup leur effet sur ma trajectoire - & pas que du mauvais. Contente que tu aies eu accès à ce dont tu avais besoin, pilules comprises!
Ouf ! Te dire à quel point nous avons eu des expériences semblables, toi et moi.
J'ai vu une psy scolaire à l'adolescence, qui avait passé une heure à me faire un speech sur le judéo-christianisme (sans aucun rapport avec la situation que je vivais); j'ai eu une psy, jeune adulte, qui déversait ses problèmes sur moi (elle avait quitté son ex joueur de football professionnel et regrettait maintenant sa vie morne avec le père de ses enfants), j'ai eu une médecin qui, après m'avoir prescrit toutes sortes de molécules toutes plus inefficaces les unes que les autres pour moi, m'a dit m'avoir mise sur une liste d'attente pour une psychiatre parce que je soupçonnais que j'étais sur le spectre de l'autisme... et deux ans plus tard, quand je lui demande où je suis rendue sur la liste, elle me dit qu'elle n'a jamais entrepris les démarches parce qu'à quoi bon, l'autisme ne se guérit pas avec des médicaments ! Et j'en passe !
Mais il y a aussi eu cette psychologue douce, empathique, qui m'a suivie pendant 8 ans, on and off, sans jamais me juger, ou minimiser mon ressenti, cette psy sans qui j'ai l'impression que je ne serais que l'ombre de qui je suis aujourd'hui.
C'est fou comme un manque flagrant de compétence, à un moment charnière, ça peut faire du tort. ((L'ex joueur de football..!! mais pourquoi elle partagerait ça avec une patiente?) La relation de pouvoir là-dedans me trouble aussi -- dans une mauvaise relation clinique, on est captive de ce que la personne choisit ou pas de nous offrir. Si heureuse que tu aies eu ce soutien doucement cadrant pendant huit ans. Je suis d'accord, ça nous construit.
C'est un beau texte, tu as une belle plume, Amélie. J'ai connu moi aussi la dépression et j'ai eu la chance aussi d'avoir du soutien, thérapeutique et pharmacologique. Je me trouve chanceuse, moi aussi.
À quel point ce texte tombe à point. À quel point il résonne. À quel point je transpose.
Merci pour ces mots. Merci pour l'authenticité.
Si contente que ça ait rejoint quelque chose chez toi. Merci!
Quel beau texte. Comme thérapeute moi-même, ça me fait beaucoup réfléchir. Merci pour ça. (L’épisode du début ressemble à de la déréalisation, si jamais.)
Merci Myriam. J'aime beaucoup te lire, entre autres pour le soin que tu mets à examiner ta pratique de thérapeute & les outils que tu partages, alors ça me touche.
Je suis influençable comme ça moi…
Ça fait un moment que j'ai envie de lire Roche papier citalopram, mais là, il le faut! Moi aussi, j'ai vécu ma première dépression en étant adolescente. Ça a définitivement eu un gros impact sur la personne que je suis aujourd'hui, médicamentée depuis plus de dix ans maintenant. Je suis contente de te lire cet après-midi, je réalise que j'ai oublié de prendre ma pilule ce matin...
C'est un petit livre puissant! Ça dédramatise sans minimiser, ce qui est rare je trouve. Je repense souvent à ces moments-là de creux profond à l'adolescence & comme toi, je vois beaucoup leur effet sur ma trajectoire - & pas que du mauvais. Contente que tu aies eu accès à ce dont tu avais besoin, pilules comprises!
Ouf ! Te dire à quel point nous avons eu des expériences semblables, toi et moi.
J'ai vu une psy scolaire à l'adolescence, qui avait passé une heure à me faire un speech sur le judéo-christianisme (sans aucun rapport avec la situation que je vivais); j'ai eu une psy, jeune adulte, qui déversait ses problèmes sur moi (elle avait quitté son ex joueur de football professionnel et regrettait maintenant sa vie morne avec le père de ses enfants), j'ai eu une médecin qui, après m'avoir prescrit toutes sortes de molécules toutes plus inefficaces les unes que les autres pour moi, m'a dit m'avoir mise sur une liste d'attente pour une psychiatre parce que je soupçonnais que j'étais sur le spectre de l'autisme... et deux ans plus tard, quand je lui demande où je suis rendue sur la liste, elle me dit qu'elle n'a jamais entrepris les démarches parce qu'à quoi bon, l'autisme ne se guérit pas avec des médicaments ! Et j'en passe !
Mais il y a aussi eu cette psychologue douce, empathique, qui m'a suivie pendant 8 ans, on and off, sans jamais me juger, ou minimiser mon ressenti, cette psy sans qui j'ai l'impression que je ne serais que l'ombre de qui je suis aujourd'hui.
C'est fou comme un manque flagrant de compétence, à un moment charnière, ça peut faire du tort. ((L'ex joueur de football..!! mais pourquoi elle partagerait ça avec une patiente?) La relation de pouvoir là-dedans me trouble aussi -- dans une mauvaise relation clinique, on est captive de ce que la personne choisit ou pas de nous offrir. Si heureuse que tu aies eu ce soutien doucement cadrant pendant huit ans. Je suis d'accord, ça nous construit.
C'est un beau texte, tu as une belle plume, Amélie. J'ai connu moi aussi la dépression et j'ai eu la chance aussi d'avoir du soutien, thérapeutique et pharmacologique. Je me trouve chanceuse, moi aussi.
Merci Catherine. On n'arrête pas de mesurer notre chance, hein <3